20/02/2007

Vidéo-L'origine du christianisme Vol.4

Bdinler

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05/02/2007

Vidéo-L'origine du christianisme Vol.3

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26/01/2007

Vidéo-L'origine du christianisme Vol.2

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11/01/2007

Vidéo-L'origine du christianisme Vol.1

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03/01/2007

Le film:"Le message"


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30/12/2005

La Cappadoce chrétienne



Le culte du feu, qui se perpétue en Cappadoce longtemps après l’âge romain, a été introduit par les Perses. À l’époque de Strabon, les Pyrées (ou temples du feu) élevés dans la plupart des provinces attirent encore une foule d’adorateurs, mais la vénération de tout le peuple est acquise à des divinités indigènes… La grande déesse Ma est adorée à Comana et Zeus Uranos à Vannesa aujourd’hui Avanos. Mais le paganisme ne va pas résister longtemps au christianisme naissant. La Cappadoce, géographiquement dans le prolongement de la Syrie du nord, constitue naturellement sa zone normale d’expansion. Aussi, très tôt, dès l’époque apostolique, d’Antioche les missions s’y infiltrent-elles. Le christianisme s’y développe très tôt, et l’on peut dire qu’à la fin du IIIe siècle, la Cappadoce est peut-être l’une des premières provinces de l’empire à avoir sa population en majorité chrétienne. Déjà dès cette époque, de grands saints comme Grégoire le Thaumaturge y exercent leur apostolat mais c’est surtout au IVe siècle qu’avec les « pères cappadociens », le christianisme y acquiert une autorité et un développement tout à fait exceptionnels. Des trois grands théologiens que l’on appelle ainsi, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze et saint Grégoire de Nysse, le premier est le plus exceptionnel. Né en 330, il étudie comme beaucoup les lettres de son époque dans les grandes universités de l’Orient à Constantinople et à Athènes. Converti au christianisme en 357, il se sent immédiatement attiré par la vie monastique. Celle-ci, qui est apparue en Égypte un siècle plutôt, n’est pas encore codifiée. Pour mieux la connaître il visite, en plus des ascètes de Cappadoce, les grands solitaires d’Égypte, de Syrie et de Mésopotamie. Dès son retour, il donne ses biens aux pauvres et se retire dans la solitude où il est bientôt rejoint par de nombreux disciples. Alors, s’inspirant des règles de saint Pacôme l’Égyptien, il les groupe en petits couvents et organise sagement leur vie en leur donnant une forte direction ascétique et morale. Pour eux il rédige les Grandes règles et les Petites règles qui depuis cette époque constituent le fondement de toute vie religieuse orthodoxe. C’est sous son influence que le monachisme se répand largement en Cappadoce pour de longs siècles. Le second titre de gloire de saint Basile est d’avoir été, devenu évêque de Césarée, l’un des principaux champions de l’orthodoxie contre l’arianisme. Cette hérésie, qui nie la divinité du Christ, a le soutien de l’empereur. Aussi, pour lutter contre l’influence de Basile, Valens décide en 371 de diviser la Cappadoce, détachant d’elle un vaste territoire dont il fait la Cappadoce Seconde et dont il confie l’autorité religieuse à un évêque arien. Cette division n’empêche pas Basile d’avoir encore autorité sur plus de 50 évêques du pays, nombre important qui atteste la puissance qu’a acquise cette province à l’époque. Cette prolifération chrétienne est encore attestée aujourd’hui par le grand nombre d’églises bâties aux IVe et Ve siècles dans la région du Hasan Dag, dans le style des églises de Syrie du nord.

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À l’origine de l’Arménie chrétienne



Le rayonnement du christianisme cappadocien et sa situation aux frontières de l’empire en font naturellement un point de départ pour le développement de la nouvelle religion vers des terres nouvelles. C’est ainsi qu’à la fin du IIIe siècle, en conflit avec son souverain, un jeune arménien d’origine parthe, Grégoire, rencontra à Césarée le christianisme et s’y convertit. Revenu en Arménie, il parvient après bien des difficultés à convertir à la religion nouvelle le roi Tiridate III et sa cour. Consacré évêque par le métropolite de Cappadoce, il jette les fondements de l’église arménienne. Il devient Grégoire l’Illuminateur, pour avoir illuminé des vérités chrétiennes le peuple arménien. Son nom est même donné à cette église qui depuis lors se nomme « Grégorienne ». Pendant plus de 100 ans c’est toujours à Césarée de Cappadoce que viennent se faire consacrer le catholicos et les évêques arméniens jusqu’au moment où, à la fin du IVe siècle, en révolte contre Rome, l’Arménie se replie sur elle-même et se dote d’une église indépendante refusant alors de conserver ses liens d’origine pour s’inventer une fondation apostolique.

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